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Ile de La Réunion, le guide pratique et complet

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L'art et le folklore à l'île de la Réunion

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L'artisanat: Cilaos, haut lieu de la broderie.Cilaos est l'un des trois cirques de l'île dont les paysages impressionnants sont certainement uniques au monde. Ce nom de Cilaos dériverait du mot malgache Tsilaosa qui signifie : "qu'on ne quitte pas". C'est vrai qu'on ne quitte pas Cilaos sans une certaine nostalgie, et sans une certaine envie d'y revenir vite. A condition bien sûr d'être amoureux de la nature et de ses richesses.


Mais indépendamment de ses sites extraordinaires et de ses à-pics vertigineux, qui semblent évoluer suivant les reflets particuliers que leur communique la teinte du jour, Cilaos est aussi un des hauts lieux de l'artisanat réunionnais. En effet, au fil des ans, ses broderies sont devenues mondialement célèbres.

Cette célébrité tient en fait au hasard, qui une fois de plus a bien fait les choses. Elle est due à la venue, vers la fin du siècle dernier, d'un ancien médecin de la marine : le docteur Jean Marie Mac Auliffe. Celui-çi tomba littéralement amoureux du site et décida d'y résider. Il s'installa à Cilaos en 1899, et devint d'ailleurs le médecin des Thermes l'année suivante.
Sa fille, Angèle, née à la Réunion, à Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie, a 23 ans lorsque son père s'installe à Cilaos. Elle a appris seule l'art difficile de la broderie dans des revues spécialisées. Ayant acquis une certaine dextérité, elle a l'idée d'installer un atelier de broderie dans un pavillon situé derrière la maison familiale. Dès 1905, celui-çi compte déjà une vingtaine d'ouvrières.

Malheureusement, "Mamzelle Angèle", comme on l'appelait dans le village, décède en 1908, à Saint-Denis, des suites d'une épidémie de rougeole. Elle n'est âgée que de 31 ans. Mais les ouvrières et les apprenties qu'elle a formées transmettront leur savoir faire, qui se perpétuera de génération en génération.
En 1953, un ouvroir est créé à Cilaos. Il est dirigé par une religieuse de la Congrégation des Soeurs de Cluny : Soeur Anasthasie. L'action efficace de Soeur Anasthasie, aidée par mademoiselle Suzanne Maillot, présidente de l'Association pour la Promotion de la Dentelle de Cilaos, a contribué à l'initiation d'un grand nombre de jeunes filles à ce délicat travail qu'est l'éxécution des jours de Cilaos.

En 1987, les jours de Cilaos sont toujours aussi florissants, puisqu'ils continuent à être exécutés par près de 120 brodeuses. Ceci malgré le faible revenu que leur procure ce travail que l'on peut qualifier de pénible, puisqu'il fatigue la vue et requiert une attention particulièrement soutenue.
Il faut dire qu'après avoir été à la peine, certaines d'entre elles ont également été à l'honneur.Soeur Anasthasie a reçu deux médailles d'or et le titre de "Meilleure Ouvrière de France".
Elle est Chevalier du Mérite National et de la Légion d'Honneur.
Madame Odette Picard a obtenu la médaille d'argent au concours du Meilleur Ouvrier de France ; Mesdames Thérèse Técher et Suzanne Maillot ont obtenu la médaile d'or à ce même concours.
Le travail de ces femmes est très recherché, et comporte de nombreuses gammes de jours, dont certains très difficiles à réaliser. Rares sont les touristes étrangers qui, venus du monde entier, n'emportent pas dans leurs bagages l'un des "chefs d'oeuvre de patience" éxécutés à Cilaos. Ces souvenirs précieux sauront aussi leur rappeler qu'il existe, quelque part dans l'Océan Indien, une île de France baptisée Réunion, qui recèle un petit village du nom de Cilaos : "le pays qu'il ne faut pas quitter".

L'artisanat du bois.

"De toute évidence, c'est à travers la transformation du bois que transpire le mieux l'âme créole". Nulle citation ne pourrait mieux exprimer que cette phrase - que l'on doit à la plume de Tony Manglou, l'actuel commissaire départemental à l'artisanat,
- ce que l'on peut effectivement ressentir face aux véritables merveilles que produisent encore certains artisans réunionnais, que l'on peut sans prétention aucune qualifier d'artistes.
L'artisanat du bois, l'un des plus anciens mais aussi des plus traditionnels, peut être considéré comme l'un des piliers, et même le pilier central de tout l'artisanat réunionnais.
Et s'il est un souhait à formuler par ceux qui veulent que cet art du bois conserve sa noblesse et sa beauté, c'est bien celui de le voir se perpétuer, aujourd'hui comme hier.

Les styles importés ont été adaptés aux exigences du pays, tout particulièrement au climat, à l'harmonisation avec l'habitat et à l'utilisation des essences locales. Celles-çi : tamarin, camphrier, petit natte, grand natte, bois d'olive, bois noir, letchi, manguier, jacquier et autres essences dont certaines sont devenues très rares, sont très appréciées en ébénisterie de haut de gamme, ainsi qu'en marquetterie. La forêt réunionnaise de bois de couleur avait été partiellement détruite par une exploitation incontrôlée.  Mais depuis une trentaine d'années, grâce aux efforts réalisés par l'O.N.F.

et les pouvoirs publics, on assiste très progressivement à une reconstitution de ces essences fabuleuses. Cette reconstitution exigera plusieurs décennies - au moins un siècle pour certaines variétés - avant que l'on puisse retrouver la forêt réunionnaise d'antan et l'exploiter cette fois de façon rationnelle.Il faut alors souhaiter que les artisans ébénistes du futur maintiennent haut et fier l'héritage de leurs ancêtres et maîtres et soient aussi aptes que ceux-çi à produire un mobilier qui fait la fierté de l'île de la Réunion.

Les salons de l'île ont longtemps dansé au rythme du quadrille et du menuet, adoptés par la noblesse et la bourgeoisie de l'époque.

A ces danses se sont ajoutées valses, mazurkas et polkas.

Le quadrille, qui connut une grande célébrité en Europe à la fin du XVIIIe siècle et surtout au début du XIXe siècle, fut à cette période importé à la Réunion par les colons blancs. Il est à la base du folklore réunionnais et est parfois encore dansé par les petits blancs des hauts, mais très exceptionnellement, lors de certaines fêtes de famille.

Les troupes folkloriques le mettent à leur progamme et l'exécutent en costume traditionnel.
La musique créole contemporaine est la résultante de la fusion des traditions musicales noires et blanches du siècle dernier. Les noirs, avec leur sens inné du rythme, y ont apporté une touche particulière, dont l'aboutissement le plus répandu est le séga actuel et le maloya.

Mais l'expression musicale créole s'est traduite parallèlement par un développement de la chanson auquel se mêle tantôt le rythme du séga, tantôt une certaine mélancolie, à travers laquelle s'exprime l'âme réunionnaise, sous forme de romances.

La plus célèbre d'entre elles reste "P'tit fleur fanée", de Georges Fourcade, considérée un peu par tous ceux qui vivent ici comme l'hymne à la Réunion. Il s'est d'ailleurs instauré une sorte de tradition qui fait qu'à l'issue des nombreux dîners auxquels sont conviées les hautes personnalités de passage, et en dehors des réceptions protocolaires, chaque convive prend ses deux proches voisins par le bras et, chacun se balançant au rythme de la musique, termine la soirée sur cette douce et belle mélodie.

Le séga est devenu, aux îles Mascareignes, ce que le tango et le paso doble sont à l'Espagne.

Le maloya, danse plus primitive, se traduit par un rythme plus lancinant dont l'origine remonte au temps de l'esclavage. Les noirs se réunissaient le soir pour chanter leur misère sous formes de mélopées interminables, comme le faisaient également les esclaves noirs des plantations de coton de la Louisiane.

Tout comme le séga, le maloya est une danse où s'exprime la sensualité, et dans laquelle on se livre à l'approche érotique du partenaire.

Les instruments utilisés par les troupes folkloriques réunionnaises sont de fabrication locale.
On distingue notamment :

- Le caïamb ou cayambe fait de tiges de fleurs de canne remplies de graines de safran.
- Le "houlèr" ou houler qui est un tam-tam.
- Le bobre qui est un arc d'origine africaine.
A ces instruments, s'ajoutent le banjo, la guitare, le violon et l'accordéon et, plus récemment, guitares électriques, batteries et orgues électroniques.





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