Le Guide de la Réunion
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La flore de l'ile de la Réunion

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La flore de l'île de la Réunion

Les fruits

Les plantes endémiques

Le visiteur est à chaque fois étonné par l'exubérance de la végétation tropicale.

Seul le cordon littoral ouest de l'île présente en saison sèche les tons roux des steppes brûlées ; partout ailleurs, c'est une explosion de verdure et de fleurs.
Le privilège de l'île, que ne partage aucune île de sa région, est de posséder en outre de hauts sommets qui créent des étages climatiques très variés. L'homme a fait de la Réunion un jardin, en attirant sur ses rivages certaines des plus belles et des plus précieuses plantes tropicales.

Aux XVIIIè et XIXè siècles, en effet, des savants botanistes ont acclimaté aux Mascareignes des essences venues de toute la ceinture tropicale : de la bougainvillée de Tahiti au chouchou du Brésil. La vieille île Bourbon est devenue une serre et un jardin d'essai. On a bien oublié, au temps de la canne, que Bourbon fut la star mondiale du café et qu'elle brisa le monopole hollandais du girofle... La Réunion est riche de plusieurs variétés florales. Le glaïeul, le dahlia, la capucine (dont on se sert des fleurs pour faire des beignets), le digitale... sont très courants sur l'île.
En été, les flamboyants (magnifiques arbres à fleurs rouges qui fleurissent à Noël), les bougainvilliers, les mimosas s'épanouissent et laissent place en hiver aux marguerites et autres fuschias.
Un choix de délicieux fruits tropicaux est offert par cette île si généreuse: goyaves, mangues, letchis, ananas... chacun ayant sa saison pour apparaître. La vanille, le manioc et la canne à sucre viennent s'y ajouter.
Les sommets de l'île sont en grande partie couverts par la forêt tropicale: tamarins,nates,... La vanille est une orchidée dont l'arôme est connu et utilisé depuis fort longtemps. Dès le XIVème siècle, les aztèques du Mexique s'en servaient pour parfumer leur boisson favorite à base de cacao. Au XVIème siècle, la vanille gagne l'Espagne et la France où elle fait le délice des cours. Mais ce n'est qu'au XVIII ème siècle qu'André Thoin, titulaire de la Chaire de botanique, acclimate le vanillier dans les serres du Muséum de Paris.
A Bourbon, le 26 juin 1819, le capitaine de vaisseau Philibert rapporte dans l'île quelques plans de vanille provenant de Cayenne. Le 10 mai 1819, le botaniste Perrotet débarque des boutures de vanile venant elles de Manille. Mais c'est à l'ordonnateur Marchant que revient l'honneur d'avoir introduit le 25 septembre 1882 les lianes de Vanilla Planifolia qui sont à l'origine des plantations de l'île.

Empaquetée cette vanille Bourbon cultive l'appel des tropiques en métropole. Mais pour combien de temps? Nous avons l'impression que la recette des visites excède déjà la vente du produit. La récolte réunionaise représente moins de un pour cent de la production mondiale. Les autres producteurs, notamment les voisins malgaches, sont moins chers. Il est dur de trouver sa voie. Mais les revers de la fortune agricole ne sont pas nouveaux à la Réunion qui est passée successivement par la fièvre du café, des épices et du sucre.

Les années suivantes, faute d'insectes pollinisateurs, les vanilliers restent des curiosités dans des collections privées, et ce jusqu'en 1841 quand le jeune Edmond Albius, esclave sur la propriété de monsieur Féréol Beaumont-Bellier à Sainte Suzanne, découvre le procédé de pollinisation artificielle de la vanille. Dès lors, la culture de la vanille se développe dans l'île. En 1848, 50kg de gousses sont exportées pour la première fois en France, et en 1898, le record de 200t est atteint.
Les planteurs s'organisent et 1951 voit la création de la coopérative des planteurs de vanille de la Réunion qui traite aujourd'hui 93% de la production de l'île.
Force est de constater que la vanille Bourbon est la meilleure de tout le marché. La culture de la canne s'étend sur 43500 hectares. La récolte se fait de juillet à décembre. ce travail est effectué manuellement à l'aide de sabres. Souvent, les coupeurs de canne travaillent uniquement lors de cette période de l'année. Cette culture a l'avantage de résister aux cyclones. De plus son entretien est relativement facile. Les seuls gros problèmes sont les maladies et en particulier le ver blanc qui naît sous forme de larve se nourrissant de la racine de la canne. A l'age adulte, il prend son envol et devient le hanneton bien connu en métropole.

Les cannes sont finement coupées par des coupe-cannes et, ensuite déchiquetées par de gros cylindres munis de dents. Une nouvelle série de cylindres montés en triangle presseront la canne afin d'en recueillir le jus. Ce jus est ensuite tamisé et traité.Le résidu appelé "bagasse" est alors envoyé aux chaudières car il possède un fort pouvoir calorifique. L'usine utilise ce pouvoir pour devenir autonome en énergie électrique. Le jus sera ensuite pesé, filtré et chauffé jusqu'à ébullition. Un caisson de séparation sous vide permettra l'évacuation de l'eau par le bas et les vapeurs d'eau par le haut. Le jus perd dans cette phase 80% de son eau. Le jus est récupéré sous forme de sirop qui est cuit jusqu'à cristallisation. Les cristaux sont ensuite turbinés puis centrifugés.

Le sucre est alors lavé à la vapeur. Ensuite intervient l'opération de séchage. Le sucre perdra une partie de son humidité dans le sécheur. Cette opération est importante car elle permet une bonne conservation du sucre. Le sucre blanc est obtenu à partir de procédés physiques et chimiques. Le sucre roux est mélangé à du sirop saturé de sucre. Cette masse sera ensuite cuite puis dissoute dans de l'eau chaude afin d'être lavée. On ajoute ensuite du lait de chaux dans ce liquide afin d'éliminer les dernières impuretés. Ensuite, du noir végétal, des résines synthétiques décolorantes sont utilisées pour fixer les acides organiques afin d'obtenir une décoloration complète. Après séchage, le sucre est conditionné, prêt à la vente ou à l'exportation.

Le géranium dit "Rosat" a été introduit vers 1870 de Madagascar. La culture se fait au dessus de 600m d'altitude. La Réunion se classe première productrice mondiale d'essence de géranium utilisée pour les parfums.
Une cuve de 250 litres d'eau est chauffée jusqu'à ce qu'on obtienne de la vapeur. C'est cette vapeur qui va véhiculer l'huile contenue dans le géranium. En effet, cette chaleur soudaine provoque l'extraction de l'huile contenue dans les tiges et les feuilles. La vapeur revenue à l'état liquide, il sera alors facile par décantation de séparer l'huile de l'eau. Cette huile contient jusqu'à 140 éléments différents. Selon les conditions atmosphériques qui ont précédé la coupe et l'exposition du champ, les 400kg de feuilles et tiges vont donner un demi litre ou un litre d'huile. A la fin de la cuite, les feuilles sont entassées pendant quelque temps avant de revenir fertiliser les champs. On peut trouver de délicieux champignons sur les tas de géraniums.





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